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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 14:14

Le CUBISME :  Deconstruire pour Reconstruire

Point-de-vue-du-Gras.jpg

 

Portrait-d-Ambroise-Vollard.jpg


Point de vue du Gras, de Jospeh N. NIEPCE. Première photographie permanente réussie de l’histoire, vers 1827 (20cm x 25cm, héliographie). Portrait d’Ambroise Vollard, Pablo R. PICASSO, 1910 (92cm x 65cm, huile sur toile).

 

En 1826, la première photographie réalisée par Joseph N. Niépce annonce la fin de la

peinture comme simple décalque de la réalité. Bien qu'encore imprécise et granuleuse, elle incarne la possibilité d'obtenir automatiquement et quasi « instantanément » (quelques heures contre quelques mois pour un tableau) une reproduction fidèle du modèle choisi. Devenue une invention fonctionnelle en 1839, beaucoup de peintres pensent alors que leur travail va disparaître ; d'autres au contraire y voient l'occasion de moderniser la Peinture, qui désormais, servira à montrer ce que l’appareil ne peut voir : émotions, sensations, expressions, mystères, mélanges, étrangeté. En somme, « voir » les choses sous de nouveaux angles. Parmi les nombreux mouvements qui se succèdent alors, le CUBISME apparaît en 1907,  fruit d'une association entre le peintre, dessinateur et sculpteur espagnol, Pablo Ruiz PICASSO (1881 – 1973) et le peintre français Georges BRAQUE, autour d'une pensée : « déconstruire pour reconstruire » . Le terme « cubisme » provient d'une réflexion d'Henri MATISSE, un peintre français de l’époque, qui, pour décrire leurs tableaux, parla de « petits cubes ». L'idée principale était de représenter le modèle choisi sous tous les angles de vue en même temps avec des formes géométriques simples (souvent des carrés). Le résultat donnait souvent l'impression d'une carte. L'objet ou le sujet étaient pour ainsi dire « mis à plat », et la peinture, « géométrisée ». Il n'y avait plus d'espace dans lequel se trouvaient les objets, mais des objets qui faisaient espace. Avec le temps, les peintres cubistes ont sélectionné les points de vue les plus intéressants ; le Cubisme est alors devenu « synthétique » : il faisait la synthèse des objets et sujets peints, n'en présentant que le meilleur. Pour les spectateurs de l'époque, ce n'est pas le sujet qui choque mais sa réalisation . Les objets et corps sont perçus comme "mutilés" par cette vision. Un aspect que PICASSO va exploiter dans son tableau le plus célèbre : Guernica.

 

Fiche réalisée par M. Valery

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